STAGE KLEZMER PARIS 2008

18 juillet, 2008 à 19:53 (textes et dessins)

STAGE KLEZMER PARIS 2008 avec Lauren Brody, Shura Lipovski, Jake Schulman-Ment, Merlin  Polina Sheferd, Arkady Gendler^, Mikhal Svironi, Henri Gruvman


Commentaires

VIDEO: JAM KLEZMER AU DIVAN DU MONDE (PARIS)

18 juillet, 2008 à 19:17 (textes et dessins, musique extraits
Tags: , , )

STAGE KLEZMER PARIS 2008 avec Lauren Brody, Shura Lipovski, Jake Schulman-Ment, Merlin  Polina Sheferd, Arkady Gendler^, Mikhal Svironi, Henri Gruvman ;

VIDEO PodcastJAM KLEZMER AU CAFE DE LA DANSE (JUILLET 2008° POUR VISIONNER cliquez  à gauche sur "podcast"

AUDIOPodcastPOUR ECOUTER LA CLASSE DU CLARINETISTE  MERLIN SHEFERD , CLIQUEZ A GAUCHE  (durée: 5 minutes)

Commentaires

Michèle Baczynsky et KLEZZCOMBO: chansons juives à la sauce klezmer

22 avril, 2008 à 11:23 (musique extraits
Tags: , , )


 

écoutez: Yidn , tanst di heimisher bulgar

Vous l’aurez deviné:

papilles gustatives+cuisine  + chants yiddish et klezmer = CA SHMMMMMMMMMMMMEKT !

 

(Yidn, tanst die heimisher bulgar) avec Jean-Pierre Debacker (clarinette), W. Bok (guitare), C. Mééus(violon), A. Debièvre (percussions), M. Baczynsky (chant)

 

PodcastYOM ZE MEKHOUBAD,

avec le groupe TALITA KOUMI au Musée instrumental (Bruxelles):

 

 

 

Podcast

Commentaires

MICHELE BACZYNSKY ET TALITA KOUMI: CHANTS JUDEO-ESPAGNOLS

22 avril, 2008 à 7:15 (textes et dessins, musique extraits
Tags: , , )




CD: Michèle Baczynsky and Talita Koumi: Judeo Spanish songs chez Syncoop Produkties

Kuando el rey Nimrod

Por la tu puerta

Lavava i suspirava

 

                                                                 photo: Jérôme de Perlinghi

Podcast

Commentaires

une cuisinière au paradis - lue par Henri Gruvman

18 avril, 2008 à 11:12 (conte, lecture audio)


Podcast

 

 

 

Henri Gruvman  - café Suzanna -  Nevé Tsedek

1 Commentaire

17 mars, 2008 à 16:16 (conte)


 

Nuit de contes: La Nuit des grands Feux, à Ittre, mars 2008

Podcast

Commentaires

9 février, 2008 à 9:56 (textes et dessins
Tags: , )

CARINE BRATSLAVSKI, rédactrice en chef de la revue belge POINTS CRITIQUES et directrice des programmes pour ARTE BELGIQUE m’a proposée de publier dans sa revue, un texte "MEAH SHEARIM BY NIGHT". Je l’ai écrit après avoir m’être promenée un Shabbat après minuit, dans le quartier ultra orthodoxe Meah Shéarim, à Jérusalem.

"Nous étions, Henri et moi, il y a un peu plus d’une semaine, un vendredi soir
chez Yaël, la fille de ma cousine, dans une bourgade , près de Tel Aviv et elle nous
a dit:
« Vous allez assister à un Tish, à Mea Shéarim? Et dire que j’ai fait des milliers de
kilomètres pour aller en Extrême Orient voir des gens prier dans un temple alors que
ça se passe, aussi, à ½ h de chez moi et je n’y suis jamais allée».
C’est fou, la fascination que peut exercer sur ceux qui ne sont pas pratiquants,
l’exercice du culte, la dévotion, comme une absence/présence,mêlé d’ un sentiment
confus d’envie et de rejet.
C’était l’idée de mon frère , Alain de nous faire découvrir un TISH à Jérusalem, à Méa
Shéarim, après-minuit. Il y avait déjà amené des journalistes du Monde, de
Libération en poste à Jérusalem ou à Gaza..
TICH signifie en yiddish, table. Chaque Shabbat, après minuit, le Rabbi après avoir
partager son repas avec ses disciples , les invite à chanter les Tehilim, les Psaumes.
J’ai pensé tout de suite à des films comme « Rabbi Jacob », « Yentl », « Yidl mitn
fidl ». Mais après avoir vu un TICH , si on m’avait demandé si cela correspondait à
l’idée que je m’en fisait, je répondrais: NON. La ferveur, c’est quelque chose qui
dépasse l’entendement .
Nous prenons la route de Jérusalem,. La voiture grimpe dans la nuit. Je pense que la
lune était décroissante. Alain porte un chapeau qui ressemble plus à celui d’un Amish
que d’un ultra orthodoxe . Henri porte une kippa blanche que lui a prêtée Sally.
Nous, les femmes, nous avons tout ce qu’il faut pour nous couvrir la tête.
Là-bas, ça ne rigole pas . Les affiches dans le quartier des ultra orthodoxes le
rappelle tout le temps: Chers visiteurs, respecter les lois de notre quartier. Femmes ,
soyez décentes, (bras couverts, jupe longue,tête couverte pour les femmes mariées) .
Nous garons la voiture rue des Ethiopiens et nous nous dirigeons vers le quartier tout
proche de Méah Shéarim (les cent portes, en hébreu, j’aurais dû le dire plus tôt).
Nous savons que nous entrons dans ce quartier lorsque nous ne voyons plus de
voitures circuler (c’est interdit) mais des voitures d’enfants (à minuit !).
Les gens sont habillés avec sobriété(caftan, streimel, foulards) , et discutent en plein
milieu du carrefour central de Méah Shéarim , ce même carrefour qui, en semaine
est le lieu d’embouteillages infernaux avec son cortège d’autobus pétaradants.
Maintenant , à cet endroit, ne résonnent que les bruits de pas des passants et de roues
des landaus. Il y a quelque chose d’intemporel dans l’air. J’ai l’impression de rentrer
dans une photographie de shtetl, moi qui ne suit pas nostalgique de ce genre de
chose. Et pourtant, oui, cette place, ces petites ruelles, ces gens qui marchent vite, ces
ribambelles d’enfants, ces femmes qui poussent un landau, ces bribes de phrases en
yiddish, c’est comme cela que cela que cela a dû être..
Nous, on ne peut pas nous rater. Alain, en Amish, Henri avec sa kippa blanche, un
pull noué autour de la taille, Sally et un fichu noué sous le menton, avec les bas
opaque qui font très local, et moi avec une casquette à la Gavroche et une jupe longue
achetée à la hâte dans l’après-midi dans le shouk arabe d’Acco (Saint Jean d’Acre).
Il est minuit et demie et pourtant la circulation des piétons est dense. Les hommes ont
la particularité de marcher vite comme s’ils se rendaient à un rendez-vous pressant.
Pourquoi marchent -ils si vite ? Et où vont -ils à une heure pareille ? A un tich ?
Le femmes ne marchent pas seules et si elles le sont c’est qu’elles poussent un landau.
Nous avons compris qu’à partir de maintenant , nous sommes dans un monde dans un
monde exactement comme un miniaturiste qui réussit à faire entrer un bateau dans
une petite bouteille. ces Juifs ultra orthodoxes ont réussi à recréer une vie de shtetl
avec ses règles strictes liées à la Torah dans un espace réduit.
Alain rentre avec Henri dans la Yeshiva du Rabbin Gur pour voir si un TISH s’y
déroulera.
Sally et moi, nous attendons. Comme nous ne sommes pas habillés comme les gens
du coi, nous sommes vite repérés par les passants . Nous sommes des apikoros, ce
qui signifie en yiddish: des non observants, pire: des hérétiques. Leur regard est
éloquent .
Les hommes se détournent de nous lorsqu’ils nous croisent .
et si je demande à l’un d’entre eux (les femmes ne sont pas nombreuses) s’il y a une
entrée pour les femmes, ils tournent littéralement les talons comme si j’étais le diable
en personne.
Systématiquement, Sally et moi ,nous nous tournons face à un panneau comme si
nous étions punies . Punies d’être femmes ! Sally peste contre eux « Regarde
comment ils se comportent avec les femmes ! ». Sur le panneau sont collées sans
perdre un centimètre de place des affiches en yiddish, C’est une sorte de journal
communuataire avec son agenda et ses annonces nécrologiques, que les passants
lisent , comme avant, en Chine , les Dazibao
Alain et Henri sortent .Enfin. Ca commençait à devenir long, le panneau. « Il y a un
TISH mais l’accès n’est pas autorisé pour les femmes ».
Plus loin, nous entendons par la fenêtre d’une yeshiva un chant repris par un choeur
d’hommes. Aurons-nous plus de chance, cette fois-ci ? Oui.
Les femmes confinées à l’étage supérieur derrière des volets baissés parlent entre
entre. Seules, quelques unes au premier rang ont sortis leur livre de Tehilim
(Psaumes). Je ne sais pas qui regarde qui, mais les femmes nous regardent avec
autant de curiosité que nous les regardons. C’est vrai que Sally et son fichu noué
autour de la gorge et moi avec ma casquette de Gavroche, nous ne passons pas
inaperçues. Ici, les femmes, pour la plupart, sauf les jeunes filles qui ne sont pas
encore mariées, portent un foulard blanc sur la tête et je sais que dessous, elles ont le
crâne rasé. C’est comme ça. Des bébés dorment dans leur landeau. Des enfants
courent entre les jambes. Il est presque 1h du matin.
Du côté des femmes, on a baissé des volets pour les empêcher de regarder ce qui se
passe du côté des hommes sauf à un endroit où des femmes ont contourné la
séparation, en soulevant le volet et en le bloquant avec de grandes bouteilles d’eau.
C’est là que Sally et moi nous nous postons pour regarder le monde d’en bas, le
,monde des hommes . On reconnaît tout de suite le Rabbi. Il est assis au milieu de ses
disciples à table et j’ai l’impression d’avoir déjà vu cela . Ne serait ce pas dans un
tableau représentant La Cène ?
A droite comme à gauche, les gradins sont bondés . De jeunes étudiants de yeshiva
chantent et prient et se balancent et c’est à qui priera avec le plus de ferveur.
Le Rabbi avec sa barbe et ses papillotes blanches, son caftan blanc, son chapeau ou
sa large kippa (je ne me rappelle plus) , on le reconnaît tout de suite.
C’est lui le maître de cérémonie. Et lorsque par un mouvement des mains, il enjoint
les hassidim à chanter, c’est comme une grande vague qui vient déferler sur
l’assemblée. Le chant s’amplifie soudainement nourrit par la ferveur qui se nourrit à
son tour du chant..
J’en ai la chair d e poule.
Sur les estrades, serrés les uns contre les autres (on se demande bien comment ils
tiennent tous, ainsi ,sur une petite estrade), le regard toujours dirigés vers le Rabbi
comme un faisceau solaire (pas une seule fois du côté des femmes, malgré le petit
volet levé), il y a des enfants à calotte blanche comme portent les disciples de Rabbi
Nahman de Bratslav, des kippas noires, des kippas tricotées, beaucoup de papillotes
noires, blondes, rousses.
C’est un panaché de courants religieux qui se retrouve au TISH de ce Rabbi dont je ne
connais même pas le nom. Et parmi eux, Il y a Henri et Alain, cachés derrière tous
ces hommes. On ne les voit pas.
J’entends des chants de Shabbat . Comme je suis heureuse de les reconnaître ! et je
les chante. Ne m’appartiennent-ils pas aussi, moi l’ apikores , la non observante que je
suis ? . Une femme s’approche de nous , intriguées par notre présence et demande
à Sally en hébreu :« Est ce que tout cela vous intéresse ? ».
Au bout de quarante minutes, nous nous retrouvons tous les quatre dehors. Il est
plus de deux heures du matin.
Maintenant, de la rue, par la fenêtre ouverte, , on entend bien les voix viriles et
vivantes des hommes. Tout à l’heure, chez les femmes , on les entendait si mal,
étouffées par la séparation vitrée.
Avant de quitter Mea Shearim, nous apercevons encore un écriteau dans une ruelle.
« Zionist are not Jewish. They are racist ». Ce doit être le quartier des Nitourei Karta,
une secte ultra-orthodoxe qui ne reconnaît pas l’existence de l’état d’Israël.
On nous avait promis du dépaysement , c’est gagné !
Lentement , nous quittons Méa Shearim pour nous replonger dans la circulation.
Nous retrouvons la voiture rue des Ethiopiens. Alain a gardé son chapeau noir et
Henri , sa kippa , ce qui laisse les gens perplexes. Des religieux qui conduisent
Shabbat ! On aura tout vu ! Sally et moi, nous avons depuis longtemps ôté foulard et
casquette. Dans le ciel noir, on a encore croqué un morceau dans la lune.
Shabbat shalom, Jérusalem .

Commentaires

HENRI GRUVMAN:www.henrigruvman.com - vidéo

9 décembre, 2007 à 12:57 (textes et dessins
Tags: , )

Podcast

Commentaires

2 juin, 2007 à 17:16 (textes et dessins)


Commentaires

Bienvenue sur votre blog !

23 août, 2005 à 13:04 (textes et dessins)

Vous avez créé votre blog avec succès !

Rendez-vous dans l’espace d’administration pour en personnaliser l’apparence et commencer à poster dès maintenant…

Commentaires